Propositions Mobilités

POUVOIR SE DEPLACER SANS POLLUER

La mobilité urbaine définit l’ensemble des déplacements de personnes relatifs à des activités quotidiennes liées au travail, aux achats et aux loisirs, inscrits dans un espace urbain.

La mobilité est un besoin du quotidien et un droit.

De multiples solutions sont disponibles. Il est nécessaire de la repenser selon chaque usage pour l’adapter aux enjeux de la transition énergétique, écologique et solidaire.

D’une simple logique d’infrastructures à une mobilité inclusive, durable et propre  

Aujourd’hui, l’approche traditionnelle de la mobilité est réduite à sa dimension technique : le transport. En d’autres termes, il s’agit d’organiser, dans une logique de service public, l’acheminement de flux de voyageurs. La logique prédominante est alors une logique d’infrastructures, d’optimisation de coût, d’organisation de modes de transport toujours plus nombreux.

Cette approche historiquement nécessaire est devenue trop restrictive pour la métropole moderne.

La mobilité doit s’orienter désormais vers la notion d’accessibilité, au sens large. Il s’agit de permettre aux populations de passer facilement d’une partie à l’autre de la ville, quels que soient leurs origines sociales ou leurs niveaux de motricité (personnes âgées, personnes handicapées…). Cette démarche vers l’accessibilité, est inclusive, car elle permet de relier les personnes des différents quartiers de la ville et de leur offrir les mêmes accès aux services communaux ou inter-communaux.

Le deuxième enjeu clef de la mobilité urbaine est sa durabilité. Nous aurons toujours besoin de nous déplacer. Mais dans le cadre de la nécessaire transition énergétique et écologique, il est indispensable de la repenser dans sa globalité, selon l’usage, pour limiter voire supprimer (à terme) la consommation de carburants fossiles et la pollution générée (particules fines, GES) et ses impacts sur la santé. Nous devons remplacer le « tout-voitures » par une combinaison de solutions de transports individuels ou collectifs.

Des pollutions liées au choix de la modalité de déplacement

Aujourd’hui, plus de 6 déplacements sur 10 se font encore en voiture, même pour des petits trajets. Une voiture produit 4 fois plus de CO2 qu’un bus, alors qu’un vélo ou la marche à pied n’en produisent pas…

Des actions doivent être mises en œuvre et adaptées selon les types de mobilités.

Rungis, une ville enclavée avec beaucoup de trafic

Rungis est une petite ville enclavée entre trois autoroutes et un aéroport avec l’une des plus importantes zones d’activités industrielles d’Ile de France, avec le MIN et ICADE aux 350 entreprises et 12000 salariés.

La mobilité du quotidien est un enjeu majeur, pour les rungissois-es mais aussi pour les personnes venant travailler sur son territoire.

La création d’un nouveau quartier sur la plaine Montjean, la construction de logements sur ICADE a été décidée sans anticiper sur un plan de circulation avec un risque d’engorgement important.

Rungis peut faire le choix de devenir une ville à la pointe du renouveau écologique en privilégiant la nature, le vélo, les transports propres.

Nous vous proposons des mesures qui peuvent être mises en œuvre à Rungis et qui sont atteignables pour la plupart dans le cadre d’un 1er mandat. Ces engagements demandés s’appuient sur les mesures #14, #15, # 16 du site pacte-transition.org.

DOMAINE D’INTERVENTION #1 : PILOTAGE & BUDGET

La transition écologique requiert de nombreuses actions dans de multiples domaines. La nomination d’un animateur / coordinateur est indispensable.

Actions demandées

  • Nommer un responsable Mobilités
    • Il animera, coordonnera les actions relatives à ce thème
    • Il pilotera les études, le plan d’action et les mises en œuvre
    • Dans le cadre de la concertation, il sera l’interlocuteur privilégié sur ce thème
  • Mettre en place un budget adapté aux exigences listées

DOMAINE D’INTERVENTION #2 : DEPLACEMENTS COURTS ET MOBILITES DOUCES

Rungis est un village… la plupart des déplacements intra-muros devraient pouvoir se faire en marchant ou à vélo. Un travail reste à faire particulièrement pour sensibiliser les personnes et pour développer ou améliorer les liaisons avec les communes voisines ou avec certains moyens de transport en commun.

Actions demandées

  • Sensibiliser aux enjeux de la mobilité douce
    • Sensibiliser la population par des articles dans le journal municipal sur les impacts de la pollution et des GES générés par les véhicules à énergie fossile, surtout pour les petits trajets
    • Inciter aux déplacements à pied ou à vélo pour les petits trajets.
  • Développer la mobilité douce pédestre
    • Informer et généraliser les PEDIBUS (à mettre en place dans tous les quartiers de RUNGIS) pour éviter d’accompagner les enfants à l’école/Crèche avec la voiture.
    • Créer ou améliorer les voies pédestres jusqu’aux villes voisines et au-delà en concertation avec ces villes (exemple : plaine Montjean jusqu’au château de Montjean et au parc de Wissous, accès au centre commercial la Cerisaie)
  • Développer la mobilité douce à vélo ou tout véhicule à roue(s)
    • Inciter à l’achat d’un vélo simple ou électrique (subvention)
    • Poursuivre la création de nouvelles pistes cyclables intra-muros (Plaine de Montjean…). En sécuriser certaines
    • Etendre les pistes cyclables jusqu’aux villes voisines. Négocier avec les communes environnantes pour un maillage continu (Wissous, Fresnes, Orly, Chevilly, L’Hay)
    • Négocier des partenariats pour la mise en place de stations de location de vélos payantes (type vélib), avec des points sur ICADE et le centre-ville
    • Créer des parkings à vélo sécurisés :
      • Sur la place Louis XIII et autour de la ville (au moins une dans les deux quartiers).
      • A proximité des stations de transport en commun (TVM, RER C, T7…)
    • Etudier et développer un cheminement doux jusqu’aux futurs arrêts de la ligne 14 (MIN, Pont de Rungis)
    • Etudier et améliorer le lien entre le quartier de la Fraternelle et le reste de Rungis
  • Diminuer les freins aux déplacements des personnes à mobilité réduite
    • Poursuivre l’adaptation des trottoirs pour les personnes en fauteuil roulant ou pour les poussettes (dans certaines zones de la ville impraticables). Faire participer les personnes concernées à la définition des besoins
    • Poursuivre l’adaptation de tous les bâtiments publics des personnes en fauteuil

DOMAINE D’INTERVENTION #3 : LIASONS INTERMODALES ET INTERCOMMUNALES

Du TVM au RER C, Rungis bénéficie de plusieurs transports en commun mais dont les accès sont éloignés les uns des autres. Il est nécessaire de faciliter l’accès à ces transports. Cela bénéficiera autant aux Rungissois-es qu’aux salariés d’ICADE, ce qui pourra contribuer à la diminution de la circulation automobile. Les déplacements intercommunaux pour les personnes fragiles devraient être aussi repensés.

Actions demandées

  • Organiser l’intermodalité avec des navettes locales, propres
    • Etudier et organiser l’intermodalité en mettant en place une navette électrique reliant le centre-ville à ICADE et aux stations RER C, T7, bus TVM, 131, 396… Cette navette pourrait aussi permettre aux salariés d’ICADE de venir Place Louis XIII sans leur véhicule personnel. Les horaires de cette navette pourraient être adaptés à ceux du RER C
  • Organiser des liaisons intercommunales « à la demande » pour les personnes fragiles
    • Etudier et organiser un système de navette électrique intra-ville et inter-villes pour le transport à la demande pour le prix d’un billet de bus (bus à la demande ciblant par exemple les seniors)

DOMAINE D’INTERVENTION #4 : DEPLACEMENTS EN VEHICULES INDIVIDUELS

Pour les déplacements hors Rungis, des véhicules individuels sont encore nécessaires, les transports en commun n’étant pas toujours adaptés. Dans cette phase de transition, il est nécessaire d’encourager les personnes à utiliser des véhicules toujours moins polluants, et à partager les véhicules pour en limiter le nombre. Des actions coté mairie doivent également être menées

Actions demandées

  • Mettre en place un plan de transition énergétique pour les véhicules circulant à Rungis
    • Faire évoluer le parc de véhicules utilitaires et de transports en commun de la ville de Rungis au profit de véhicules fonctionnant à l’électricité et aux biocarburants (voir aussi transition énergétique)
    • S’appuyer sur les vignettes Crit’air et prévoir de limiter l’accès du territoire aux véhicules propres
    • Favoriser l’usage des véhicules électriques pour les particuliers, soit en installant des bornes de rechargement gratuites soit en relançant un système de location de voitures électriques dont la quantité sera adaptée aux besoins de la ville
  • Favoriser le covoiturage et l’autopartage
    • Covoiturage : sensibiliser les rungissois-es à cette démarche. Inciter le personnel de Mairie. Créer quelques aires de parking réservées au centre-ville
    • Autopartage : sensibiliser et inciter les particuliers à louer leur véhicule lorsqu’ils n’en ont pas besoin. Pourra contribuer à diminuer le besoin en places de parking

DOMAINE D’INTERVENTION #5 : DEPLACEMENTS DES NON-RUNGISSOIS ET DES MARCHANDISES

Un trafic très important est constaté aux entrées sorties du village, particulièrement aux heures de pointe. Cela est dû aux véhicules allant de/vers ICADE, aux camions du MIN, aux camions PAPREC… et à WAZE qui favorise le passage dans Rungis dans le calcul des itinéraires

Les accès sont engorgés, la rue Notre Dame est saturée, le carrefour de l’Europe est souvent bloqué, les petites rues du Lagué deviennent impraticables, les rungissois-es sont exaspéré(e)s. Et la pollution liée à ces encombrements est intense.

Des actions directes sont possibles et pour d’autres, des négociations doivent s’ouvrir avec les divers acteurs.

Actions demandées

  • Améliorer les entrées sorties de Rungis aux heures de pointe
    • Dissuader la circulation des véhicules d’ICADE dans Rungis en mettant en place par exemple
      • Des voies en quinconces rue Notre Dame et rue du Marché
      • Des sens interdits « sauf riverain »
      • Une circulation restreinte dans certaines rues
      • Un feu rouge de temporisation de circulation rue d’Orly
    • Dissuader la circulation des véhicules « Waze » en mettant en place un feu rouge de temporisation de circulation avenue du Parc de Médicis, à l’arrivée sur le rond-point Ali Djermouni, pour privilégier le flux venant de Rungis
    • Permettre aux véhicules rungissois de sortir de Rungis au carrefour de l’Europe
      • En négociant pour obtenir le rallongement du feu vert rue des Hallier au bénéfice des rungissois
      • En incitant les véhicules à ne pas rester sur les zones de croisement du rond-point (avec caméra de verbalisation ou présence de la police municipale)
    • Faire du lobbyng auprès des autorités compétentes pour réaménager le lien entre les autoroutes A6/A10 et A86 et les voies d’accès aux autoroutes sans traversée de Rungis
  • Négocier avec ICADE un plan d’action pour limiter le nombre de véhicules individuels
    • Extension de l’offre des bus, co-financement de la navette intermodale rungissoise
    • Négocier avec la SNCF pour améliorer les fréquences d’arrêt du RER C, ce qui diminuerait le nombre de véhicules
    • Solutions renforcées de covoiturage
    • Utilisation des liaisons douces (vélo), aménagement des voies vertes le long de l’aqueduc de la Vanne
    • Relancer l’utilisation des voitures électriques avec parkings dédiés, bornes de recharges, etc.
  • Limiter la circulation des camions au centre-ville et aux abords
    • Rénover la signalisation routière à l’entrée dans RUNGIS indiquant l’interdiction aux camions (actuellement invisibles et illisibles)
    • Interdire la circulation sur Rungis aux camions de Paprec et en particulier aux heures de pointe
    • Négocier avec le MIN de Rungis pour inciter les camions à ne pas utiliser le carrefour de l’Europe et surtout pas aux heures de pointe
    • Faire du lobbyng auprès du MIN de Rungis et des autorités compétentes pour
      • Favoriser le ferroutage des marchandises vers le MIN et autres zones de livraison de marchandises
      • Créer une plateforme de distribution depuis le MIN vers les points de livraison par petits camions
      • Remettre en circulation le train Perpignan – MIN