POURQUOI FAIRE DES ECONOMIES D’ENERGIE ?
L’énergie est un bien précieux et à la racine du développement de notre civilisation. Mais sa consommation suit une courbe exponentielle qui n’est pas soutenable.
La grande majorité de cette énergie est produite à partir de ressources non renouvelables (charbon, pétrole, gaz naturel). Ces énergies fossiles, sources d’émissions des gaz à effet de serre, sont à l’origine directe du dérèglement climatique. La production de pétrole conventionnel a déjà atteint son pic en 2006. Son extraction devient encore plus sale (schistes), polluant les nappes phréatiques, menaçant l’accès à l’eau potable. Il devient très cher à extraire, avec un risque de déstabilisation de nos économies. Et nous sommes dépendants d’autres pays pour son approvisionnement.
Il est urgent de changer de paradigme, d’arrêter le gaspillage, d’entrer dans l’ère de la sobriété énergétique et des énergies renouvelables.
Aujourd’hui, chacun peut influencer sa consommation d’énergie par des comportements plus responsables. Et des nouvelles solutions de production individuelle peuvent être favorisées.
En France, en 2015, les bâtiments (résidentiels, publics et tertiaires) sont responsables de 16,5 % des émissions de CO2. C’est donc l’un des secteurs avec le plus grand potentiel de réduction. Des économies d’énergie sont également possibles au quotidien pour chacune et chacun d’entre nous.
Nous vous proposons des mesures qui peuvent être mises en œuvre à Rungis et qui sont atteignables pour la plupart dans le cadre d’un 1er mandat. Ces engagements demandés s’appuient sur les mesures #03, #11, #12, #13 du site pacte-transition.org.
DOMAINE D’INTERVENTION #1 : PILOTAGE & BUDGET
La transition Energétique requiert de nombreuses actions dans de multiples domaines. La nomination d’un animateur / coordinateur est indispensable.
Actions demandées
- Nommer un responsable Transition Energétique
- Il animera, coordonnera les actions relatives à ce thème
- Il mettra en place les règles, chartes et indicateurs adaptés et les communiquera au personnel en fixant les objectifs pour les différents usages (éclairage, chauffage, informatique, climatisation…)
- Il pilotera les études, le plan d’action et les mises en œuvre
- Dans le cadre de la concertation, il sera l’interlocuteur privilégié sur ce thème
- Mettre en place un budget adapté aux exigences listées
DOMAINE D’INTERVENTION #2 : BATIMENTS PUBLICS ET AUTRES SOURCES DE CONSOMMATION, SOUS LA RESPONSABILITE DU MAIRE
La Mairie a le pouvoir de mettre en œuvre des mesures d’économie d’énergie dans l’espace public. Ces économies sont fondées sur la sobriété, sur sa capacité à utiliser des énergies renouvelables produites dans le cadre de l’intercommunalité et sur sa capacité à produire une partie de sa propre consommation. Un diagnostic initial est nécessaire pour la plupart des propositions. Il doit permettre d’établir les actions à mettre en œuvre et le phasage pour atteindre l’objectif. Ces actions, dont certaines s’inscrivent dans le temps long, doivent être démarrées dès le début du mandat.
Actions demandées
- Définir et mettre en œuvre un plan de sensibilisation des personnels aux économies d’énergie
- Chacun(e) doit comprendre comment il (elle) peut contribuer aux économies d’énergie
- Etablir un diagnostic énergétique pour l’isolation de chaque bâtiment de la ville
- Certains bâtiments publics apparaissent être des passoires thermiques. L’isolation des bâtiments anciens et neufs doit être retravaillée (murs, vitrages, toitures, matériaux…)
- Une bonne isolation doit permettre de diminuer significativement l’usage du chauffage et de la climatisation
- Atteindre à terme 100% d’énergies renouvelables pour tous les bâtiments communaux
- Utiliser toutes solutions, seules ou en combinaison, pour la production d’électricité, de chauffage et d’eau chaude : panneaux solaires sur les toits, contrat de fourniture d’énergie propre, chauffage urbain (incinération des Ordures Ménagères), pompes à chaleur, chauffe-eau solaire, mini éolien
- Prendre en compte la performance énergétique dans les critères des marchés publics, pour la construction ou la location de bâtiments, les solutions de chauffage, les véhicules, les équipements de bureau, etc. Cette démarche, déjà mise en place pour les services de l’Etat (décret n° 2016-412), doit inspirer les collectivités
- Etablir un diagnostic des usages et gaspillages d’énergie et définir un plan d’action détaillé
Exemples d’améliorations du quotidien
- Etablir une charte d’usage des données informatiques (stockage, échanges emails…) et de l’usage des imprimantes
- Installer des automates minuteurs qui éteignent et allument automatiquement les appareils, prises électriques, imprimantes, écrans d’ordinateurs à partir d’une certaine heure
- Diminuer automatiquement le chauffage la nuit et les WE et vérifier régulièrement le bon fonctionnement général des systèmes de chauffage
- Lors de leur renouvellement, imposer des équipements électroménagers classés A+++
- 5G : une attention particulière doit être portée à cette nouvelle technologie, en raison de la consommation d’énergie associée, du gaspillage des métaux rares, des risques de piratage et des risques sur la santé qui n’ont pas été évalués. Les équipements fonctionnant en 5G ne doivent pas être déployés dans les bâtiments de la commune à ce stade
- Mesurer et diminuer significativement l’usage des carburants fossiles pour les véhicules de la commune
- Faire un bilan des consommations et définir les axes d’amélioration
- Par exemples
- Former le personnel à l’écoconduite
- Favoriser le télétravail
- Limiter les déplacements et acheter des équipements d’audioconférence
- N’utiliser que des véhicules électriques ou hybrides (VI ou transport collectif)
- Faire des économies sur l’éclairage public
- Réduire immédiatement l’éclairage extérieur des bâtiments (sauf éclairage de sécurité) avec extinction au plus tard à 1h du matin conformément à la réglementation
- N’utiliser que des lampes basse consommation
- Réduire l’éclairage public durant la nuit à partir de 1h du matin.
- Poser des panneaux solaires individuels sur chaque lampadaire
- Définir un bâtiment de référence, qui pourra être le futur conservatoire, pour appliquer en priorité toutes ces nouvelles mesures dans tous les domaines d’observation, et y atteindre les objectifs les plus ambitieux.
- Définir dès le début du mandat une trajectoire réaliste pour atteindre l’objectif de 100% d’ici 2030 d’usage des énergies renouvelables pour les bâtiments publics et pour les moyens de transport
DOMAINE D’INTERVENTION #3 : ECONOMIES D’ENERGIE POUR LES PARTICULIERS
Les particuliers doivent aussi contribuer aux économies. Mais ils n’ont pas tous la compréhension des enjeux. Ils ne savent pas non plus comment faire ou bien n’ont pas les moyens de leurs ambitions.
La Mairie doit agir pour sensibiliser, informer et inciter les actions individuelles ou collectives.
Actions demandées
- Mettre en place des actions de sensibilisation du grand public
- Mettre à disposition l’information nécessaire sur les aides existantes et les solutions techniques (conseiller sur RDV, espace documentaire…)
- Communiquer sur le sujet par des articles dans le journal local ou sur le site de la mairie
- Proposer des réunions ou ateliers animés éventuellement par un sachant
- Inciter à la mobilité propre (voir chapitre sur la mobilité)
- Favoriser l’isolation de l’habitat individuel ou collectif
- Faire des campagnes d’audit thermique pour les habitats de Rungis
- S’assurer qu’aucun obstacle n’existe dans le PLU pour améliorer l’isolation par l’extérieur
- Aider financièrement les projets d’amélioration (portes, fenêtres, murs, combles…)
- Favoriser la production individuelle ou l’utilisation d’énergie renouvelables existantes
- Aider financièrement les projets de panneaux solaires, chauffe-eau solaire, pompes à chaleur…
- Favoriser l’extension du raccordement au chauffage urbain
- Etudier la faisabilité d’éoliennes domestiques