La place de la ville de Rungis dans son tissu territorial
Ce document adresse les points #23 et #25 de la rubrique « Accès aux droits » du Pacte, qui va du #21 à #27.
LE CONSTAT
- La transition écologique ne peut se faire sans justice sociale.
- Aucune avancée n’est possible sans prendre en compte les plus démunis, les plus précaires.
- La réussite ne peut s’obtenir qu’à travers l’implication et la participation des Rungissois.
- Nos écosystèmes, notre planète, les êtres humains et tout le vivant qui l’occupent sont interdépendants ; c’est vrai aussi dans notre ville. Elle ne peut donc avancer seule, elle a besoin des autres
DOMAINE D’INTERVENTION #1 : L’ECOLOGIE
LES PROBLEMATIQUES RUNGISSOISES :
- L’habitat dans les Antes est majoritairement équipé du tout électrique ; le choix à l’époque était une préoccupation à court-terme car rendant les maisons moins chères à l’achat. L’énergie devenant de plus en plus chère, cela pénalise aujourd’hui certaines familles qui se chauffent très peu pour éviter de lourdes factures
- Beaucoup de personnes ont de plus en plus conscience de la nécessité de changer leurs habitudes mais ne savent pas comment s’y prendre
LES LEVIERS : il existe des dispositifs et des aides pour financer la rénovation de l’habitat.
LES MESURES à mettre en place :
- Créer un lieu de centralisation des informations pour faire connaitre les différents dispositifs afin qu’ils soient mis réellement à la disposition de tous, avec l’aide de personnels formés et compétents
- Créer un lieu ressource et de formation qui s’appuiera aussi sur les associations
- Prévoir d’aider les familles dans le choix de leur fournisseur d’énergies (centrale d’achat ?)
- Mettre en place des aides incitatives complémentaires pour les travaux des particuliers en grandes difficultés
DOMAINE D’INTERVENTION #2 : LE SOCIAL
LES PROBLEMATIQUES RUNGISSOISES :
- Un certain nombre de Rungissois sont peu à l’aise avec les démarches administratives, de plus en plus complexes, et la multiplication des dispositifs en ligne. Par ailleurs, des personnes n’ont pas accès à internet
- Des administrations : Sécurité Sociale, CAF, Impôts… ont supprimé leurs permanences, ce qui nécessite de se déplacer hors de la ville pour les trouver
- Actuellement, les personnes isolées pour des raisons d’âge ou de santé ne peuvent réaliser certains petits travaux à leur domicile : ajouter une barre d’appui dans une douche, changer de place un porte-manteau devenu trop haut, ….
L’EXISTANT à Rungis :
- La Maison pour Tous offre des formations et des accès aux ordinateurs aux personnes inscrites
- Le CCAS accompagne des personnes dans leurs démarches
- La médiathèque met à disposition des ordinateurs pour son public
Des offres qui sont compartimentées, parfois confidentielles.
Les MESURES à mettre en place :
- Favoriser l’accès de tous aux nouvelles technologieset permettre le libre accès à des ordinateurs
- Mettre en place des formations à la fois à l’informatique et à l’utilisation des réseaux sociaux et à internet
- Sensibiliser les usagers sur l’utilisation des nouveaux médias ; favoriser une prise de conscience des enjeux environnementaux en permettant de devenir lucides sur l’impact du numérique sur l’environnement
- Faciliter l’accès aux démarches administratives en ligne, avec aide à la constitution des dossiers à toute personne qui se sent en difficulté
- Adjoindre les services d’une personne formée aux démarches administratives
- Favoriser l’usage de logiciels libres.Tous les personnels de la mairie devraient y être formés
- Ce qui est aussi une manière de créer des postes en France et de s’affranchir des GAFA.
- Mettre en place un service d’aide aux petits travaux
- Créer un espace ressources partagées
- Cet espace citoyen pourra proposer une aide à la réparation du petit matériel, de jouets, de prêt de matériels ou tout simplement d’échanges de savoir-faire
- Accompagner la prise de conscience pour modifier ses habitudes dans le souci de protéger la planète ou tout simplement pour des raisons économiques
- Une CESF (Conseillère en économie sociale et familiale) par sa formation est à même d’accompagner les personnes dans cette démarche.
Tout cela trouvera sa place dans une nouvelle Maison de la Citoyenneté et de la Solidarité
La maison de la citoyenneté et de la solidarité
L’ensemble de ces points devront trouver une solution dans un projet de Maison de la Citoyenneté et de la Solidarité où l’offre de services pourrait être déployée, avec :
- Un personnel dédié pour accompagner les personnes, dont un écrivain public
- Des permanences des différentes administrations
- Des formations citoyennes sur les enjeux écologiques et sur les moyens pour être acteur de la transition
- Accompagner les personnes vers une démarche vertueuse dans la vie quotidienne
Un certain nombre des propositions qui précèdent existent peu ou prou sur la ville mais sont dispersées dans différents services, sont incomplètes, insuffisamment connues voire confidentielles, et surtout trop compartimentées par tranches d’âges de populations.
D’où la nécessité, avant chaque décision, de faire un bilan de l’ensemble des services municipaux et associatifs pour recenser l’existant, repérer les doublons et établir des synergies entre eux.
Par ailleurs, le journal de la ville se doit de devenir un outil de formation/information à usage des citoyens et non plus, comme trop souvent, le faire valoir de l’action des élus …
DOMAINE D’INTERVENTION #3 : LA PLACE DE LA VILLE DE RUNGIS DANS SON TISSU TERRITORIAL
LES PROBLEMATIQUES RUNGISSOISES :
Ce sujet concerne Rungis et les entités territoriales auxquelles elle appartient.
Rungis ne peut rester dans sa bulle et doit s’ouvrir sur les villes voisines ainsi que sur son département, son territoire, sa région à travers des actions communes et concertées. Si certaines compétences ont changé d’attributaire, ce n’est pas une raison pour n’y voir que de la dépossession. « A tous on peut mieux ! ».
Des intérêts de pertinence territoriale, d’économie d’échelle s’y substituent. Une coopération inter-communale est nécessaire pour la réussite des projets dépassant le cadre de Rungis.
L’EXISTANT à Rungis :
On a l’exemple du projet d’un parc intercommunal que le collectif pour Montjean a longtemps porté et qui s’établissait sur 3 communes contigües et 2 départements. Ce projet aurait pu aboutir à un parc de 200 ha équivalent à la surface du Parc de Sceaux.
Par ailleurs la ville de Rungis à la particularité d’accueillir sur une grande partie de son territoire le grand centre d’affaires ICADE ce qui a pour conséquence, une certaine juxtaposition /imbrication de services. Ils doivent se penser maintenant comme étant mutuels et réciproques.
- Exemple : les employés d’ICADE peuvent bénéficier de l’accès aux offres des associations de la ville (activités sportives, paniers bio…) ainsi que des écoles, crèche, etc …
- En revanche, les Rungissois n’ont pas accès aux salles de sport du site ICADE, ni à la conciergerie. L’ouverture de ces services, utiles seulement à un petit nombre, éviterait qu’ils soient obligés de prendre leur voiture pour accéder à une salle de sport la plus proche (Fresnes ou Belle Epine). Même remarque concernant la conciergerie qui est mise en place sur le site.
Les MESURES à mettre en place :
- Négocier avec ICADE l’accès aux services respectifs
- Faire valoir les intérêts de Rungis auprès du Territoire et de toutes les instances inter-communales
- Par exemples : travailler avec les villes voisines sur les nuisances d’Orly et l’aménagement de la plaine Montjean
- Réinitier une collaboration avec le Département sur l’action sociale